Comme vous le savez, le sucre ou glucide est partout dans notre alimentation : dans les plats préparés, dans le pain, les gâteaux apéritifs, les pâtes, les boissons gazeuses mais aussi dans les fruits… Difficile d’y échapper, d’autant plus que les grandes marques de l’industrie agro-alimentaire en abusent pour nous rendre accrocs et nous obliger à en consommer toujours plus.

Aujourd’hui, l’Organisation Mondiale de la Santé reconnait qu’une alimentation trop sucrée est néfaste pour la santé humaine : Obésité, maladies cardio-vasculaires, infertilité, Alzheimer, cancers, cirrhose du foie, diabète de type 2… le sucre a souvent une grosse part de responsabilité qu’on ne lui attribue pas toujours.

Sucre : L’ennemi à abattre ?

Toute nourriture que l’on met dans notre bouche appelle deux sortes de réponses métaboliques selon le Glycemic Research Institute. Le corps doit choisir l’une d’entre elles :

  1. Stocker la nourriture ingérée sous forme de graisses dans les cellules adipeuses
  2. Bruler immédiatement l’énergie en la consommant dans les muscles et les organes.

Comme la nature est bien faite, le corps humain est génétiquement conçu pour stocker l’énergie dans les cellules adipeuses aussi souvent que possible pour assurer sa survie. Le corps humain est une machine parfaite ! Et ce mécanisme de stockage est encore renforcé, lorsque dans l’histoire cellulaire d’un individu, un ascendant a connu un épisode de famine. Nous en avons déjà parlé dans un article traitant d’épigénétique.

Plus l’aliment aura une charge et un index glycémique élevé plus le corps aura tendance à stocker  les glucides dans les cellules adipeuses de notre tour de taille sous l’effet de l’insuline. Parallèlement, une nourriture avec une charge et un index glycémique bas, aura tendance à induire la deuxième réponse métabolique : bruler les glucides en les envoyant vers les organes qui ont besoin d’énergie.

Vouloir bannir ad vitam les glucides de notre alimentation est une fausse bonne idée car elles représentent une part importante de l’énergie dont nos muscles et nos organes ont besoin pour fonctionner.

Il ne tient qu’a nous de bien choisir les glucides que nous consommons. Si vous voulez en savoir plus sur les indices et charges glycémiques, je vous conseille l’excellent article de santé nutrition qui vous expliquera tout.

Sucre et Sucre en pâtisserie

Si l’on cuisine et que l’on a des enfants et/ou des petits enfants, il est difficile de faire l’impasse absolue sur la pâtisserie. Mais si on doit faire attention à sa glycémie, aujourd’hui, nous avons l’embarras du choix pour remplacer le sucre blanc (index glycémique  65).

Voici des propositions de sucre avec leur index glycémique :

  • Sirop d’érable : 54
  • Miel : 50
  • Sucre de coco : 35
  • Fructose : 25
  • Sirop d’agave : 15
  • Sirop de Yacon : 1
  • Stevia : 0

Un nouveau venu dans le royaume du sucre : Délisucré

Délisucré c’est du sucre liquide extrait naturellement des fruits ; en l’occurrence du raisin et de la pomme. Son index glycémique est relativement bas puisqu’il est à 11,9. Il se présente dans une petite bouteille de 330 gr et contrairement à la Stevia qui laisse un goût étrange en bouche, le Délisucré à juste le goût du sucre.

Délisucré est né de la rencontre entre un territoire, le Gard, et une problématique, le diabète.

Samuel MARC, le Président de La Compagnie du Sucre qui produit le Délisucré, nous explique : « J’ai des personnes diabétiques dans mon entourage proche et je mesure donc au quotidien la difficulté qu’engendre cette maladie incurable ».

Habitant dans le Gard, où la culture de la vigne est importante, M. Marc s’est demandé ce que devenaient les raisins non utilisés et c’est alors que lui est venue une idée miraculeuse : extraire le sucre du raisin afin d’avoir un produit sans traitement chimique et donc meilleur pour la santé. Des recherches et plusieurs essais ont permis de créer un procédé d’extraction innovant et unique au monde qui permet d’obtenir un sucre à base de fruit avec l’indice glycémique parmi le plus bas du monde : Délisucré était né !

Sucre issu des raisins

En 2013 en France, plus de 3 millions de personnes prennent un traitement médicamenteux pour leur diabète. Soit 4,7% de la population sans compter les personnes diabétiques qui s’ignorent. Dans le monde, une personne meurt du diabète toutes les 6 secondes, soit plus que le Sida, la tuberculose et la malaria.

L’innovation Délisucré franco-française est donc une des solutions pour lutter contre le diabète, car il est le sucre le moins nocif actuellement.
La démarche de La Compagnie du Sucre va plus loin  et s’intègre dans une démarche du respect de la terre, des producteurs, du produit et de la santé. Par ailleurs, l’embouteillage est réalisé par un centre de travailleur handicapé.

Comme Délisucré résiste à la cuisson, il peut remplacer le sucre dans n’importe quelle recette. La difficulté sera pour le cuisinier de déterminer le dosage adéquat.

Pour ma part, j’ai testé Délisucré dans ma recette de cookie et j’ai troqué mes 100gr de sucre roux contre deux cuillerées à soupe de Délisucré.  Les cookies étaient bons mais n’ont pas fait l’unanimité parmi mes fauves. Peut-être que le dosage étaient trop léger ?!

Quoiqu’il en soit si vous souhaitez tester Délisucré, la distribution vient tout juste de commencer principalement dans le sud-est de la France, dans des commerces de proximité, des magasins bio et dans certaines enseignes Carrefour.

Le délisucré est vendu au prix de 4,3 euros les 330gr