Daryl Sharp est un auteur et analyste Jungien canadien qui a écrit un livre passionnant : La quarantaine héroïque

La Quarantaine heroique

Dans ce livre, il mélange habilement un récit romancé, fruit de son expérience personnelle et professionnelle et des concepts de la psychanalyse jungienne. Une  vraie plongée en terrain psychanalytique illustrée par le vécu du personnage dont Sharp raconte la transition difficile. Quarantaine oblige !

On y parle de l’individuation : comment nous passons une partie de notre vie à comprendre ce que nous sommes, à l‘accepter, puis à diriger notre énergie vers ce que nous désirons réellement.

Un vrai challenge d’incarnation…

Le poids de l’éducation que nous avons reçue, nos loyautés invisibles auprès des membres de notre famille, notre dialogue intérieur qui souvent est culpabilisant et jugeant forment tout un tas de freins dont il est difficile de sortir sans aide extérieure.

La vie simple n’existe pas. Sauf peut être pour les religieux des monastères.
Pourtant, sur Instagram et autres réseaux sociaux, la simplicité, la facilité et la perfection d’une vie rêvée est partout exposée.
Regarder la vie des autres telle qu’ils nous la montrent engendre encore plus de culpabilisation et de jugement intérieur. Plutôt que d’agir, nous restons figés à regarder défiler la vie … des autres, comme des vaches qui regardent passer les trains.

Daniel Sharp a dit :

Opter pour la vie simple n’est possible que pour ceux qui y sont tenus par une nécessité extérieure. Le reste d’entre nous n’a en réalité que 2 choix possibles : être l‘acteur conscient et résolu de sa propre individuation ou être une malheureuse victime.

Il faut parfois des cataclysmes personnels ou professionnels extérieurs pour nous faire prendre conscience que le chemin que nous avons pris n’est pas le bon. Plutôt de d’y résister de tout son être, il faut se laisser aller au gré des mouvements extérieurs, comme le roseau qui plie mais jamais ne casse.

Choisir d’être un acteur conscient et résolu de sa vie, n’est pas simple mais c’est là voie du bonheur en chemin.