Le rebozo est un grand châle tissé, porté depuis des générations au Mexique. On y berce les enfants, on y porte le quotidien, et les sages femmes s’en servent pour accompagner le corps des mères autour de la naissance. Le Slow Rebozo® prend ce geste ancestral et le ralentit : enveloppements, serrages, desserrages, balancements doux. Le temps se pose, et le corps peut enfin lâcher.

Une pratique portée par Anne Belargent

Le Slow Rebozo® n’est pas né dans mon cabinet. Je l’ai reçu de ma formatrice, Anne Belargent. Rien que de la voir faire, c’est une grande beauté en soi, une grâce qui se voit tout de suite. Elle met dans ses rebozos tout l’amour et le soin qu’elle porte à la personne.

Ce qu’elle m’a transmis de plus précieux, c’est la présence totale à soi pendant le rebozo. Si je me fais du bien dans mon corps en tant que praticienne, je fais forcément du bien à l’autre. C’est l’une des rares pratiques, avec le tambour chamanique, où je trouve du silence en moi.

Si tu veux comprendre la démarche à la source, découvrir la pratique dans son ensemble ou même te former toi aussi, rendez vous sur son site : https://slowrebozo.fr/

Slow Rebozo® ou rituel à 4 mains : quelle différence

Tu as peut être déjà entendu parler du rituel rebozo à 4 mains, pratiqué en binôme, avec massage à l’huile, chaleur et serrage. C’est une proposition magnifique, mais ce n’est pas celle que je transmets.

Le Slow Rebozo® se pratique habillée, avec une seule praticienne. L’intention est proche : honorer, prendre soin, marquer un passage. Mais les gestes sont différents. Pas d’huile, pas de dévêtement, pas de binôme. Juste le tissu, le bercement, et une présence entière.

C’est aussi un choix que porte Anne elle même : elle ne forme pas au rituel à 4 mains, parce qu’elle ne veut pas figer le Slow Rebozo® dans une image de « tradition ancestrale intouchable ». C’est une pratique vivante, qui s’adapte à chaque personne et à chaque époque, pas une reconstitution.

Ce qui se passe pendant une séance

On commence par un temps de parole pour poser ton intention : ce que tu souhaites déposer, ce que tu souhaites accueillir. Puis vient la pratique du rebozo, où tu restes habillé·e. Peu d’installation, beaucoup de profondeur. Ensuite, tu déposes tes ressentis, et je partage ce que j’ai reçu pendant le soin pour soutenir ton chemin intérieur.

Pas de protocole rigide. Le soin s’adapte à ton histoire, à ton corps, à ton moment.

Ce que ça t’apporte

Une détente profonde du corps et du mental. Une libération des tensions et des émotions. Plus d’ancrage, de légèreté, d’énergie vitale. Et surtout un refuge où tout peut être accueilli, où des mouvements ou des larmes peuvent monter sans que tu aies à les expliquer.

À qui ça s’adresse

Aux mamans, bien sûr, c’est la tradition et elle est magnifique. Mais je le propose aussi à d’autres, parce que le besoin d’être tenu ne dépend pas d’un accouchement.

Aux femmes qui n’ont pas eu d’enfant : ton corps traverse lui aussi des seuils. Une séparation, un deuil, une fatigue qui dure, un cycle qui se termine. Tu as le droit d’être enveloppée sans « raison maternelle ».

Aux femmes dont l’accouchement date de loin : dix, vingt ou trente ans après, le corps se souvient encore. Ce qui n’a pas été accueilli à l’époque peut l’être aujourd’hui. Il n’est jamais trop tard pour être portée.

Aux hommes : combien ont été bercés depuis l’enfance ? On leur demande de tenir, de protéger, de porter. Rarement de se déposer. Le rebozo n’attend aucune performance. Il offre un espace où le corps se relâche sans avoir à se justifier, et beaucoup sont surpris par la douceur qui s’installe.

Ce qui relie tout ça

Être contenu, être bercé, être accompagné avec présence : ce besoin est humain, sans âge, sans sexe, sans condition. Le Slow Rebozo® est simplement une manière de le reconnaître et de l’honorer.

Où trouver un Slow Rebozo® près de chez toi

Tu ne peux pas venir à moi, ou tu préfères être accompagné près de chez toi ? C’est tout à fait possible. L’annuaire du Slow Rebozo t’aide à trouver une personne formée dans ta région.

Chacune a sa sensibilité, et c’est ce qui fait la richesse de cette pratique. Le principal, c’est que tu puisses te déposer quelque part.