MICI, un bien joli acronyme pour désigner des maladies dont on ne parle pas

C’est avec le livre de Caroline Liborio : RCH, maladie de Crohn, un chemin vers la guérison…(aux éditions Michel Jonasz) que j’ai découvert le calvaire des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, les MICI que l’on prononce Mi[K]i.

Ces maladies que l’on connait également sous le nom de maladie de Crohn ou recto-colite hémorragique touchent tout le système digestif depuis l’œsophage jusqu’à l’anus. Taboues, elles restent encore très mal connues du grand public.

Appareil Digestif

Image issue du site Ameli

Pourtant, les MICI touchent près de 200 000 personnes en France et est en forte progression. Chaque année, plus de 7 000 nouveaux cas sont diagnostiqués.

Des maladies de la honte

C’est la honte qui entoure les MICI parce qu’elles concernent les étapes de digestion et d’évacuation des déchets. De l’extérieur, cela ressemble à une gastro, alors qu’en réalité, il s’agit d’une maladie tenace avec des poussées et des périodes d’accalmie.

Pour vous donner un aperçu, l’AFA (l’Association François Aupetit) et les Laboratoires Abbvie  réalisent une websérie autour du sujet pour sensibiliser le grand public et faire connaître ces maladies invisibles et pourtant très handicapantes à vivre au quotidien.

Les personnes touchées par ces maladies chroniques ont du mal à en parler à leur entourage. De même, ils ont parfois du mal à trouver une oreille compatissante auprès du personnel soignant. Pire, certains d’entre eux tardent à être diagnostiqués, pourtant on sait qu’une MICI détectée au plus tôt promet une dégradation moins rapide de la qualité de vie.

MICI : Un espoir de guérison ?

Dans son livre-témoignage, Caroline Liborio nous raconte, sans fard, sa vie avec une MICI.

Diagnostiquée à 29 ans, elle nous livre son cheminement au cours des deux dernières décennies. Nous plongeons avec elle en immersion totale dans son quotidien pour comprendre combien la maladie prend toute la place et use son hôte à petit feu, dans une chronicité qui semble in-guérissable.

Elle nous raconte les symptômes d’abord : douleurs abdominales, migraines, fatigue, diarrhées, hémorragies ; ses opérations ensuite qui lui ouvrent le ventre en deux, les soins quotidiens qu’elle apprend à accomplir dans une stricte discipline, les médicaments qu’on lui prescrit parfois pour le pire. Une lutte s’installe avec le personnel soignant qui ne voit plus que la maladie en Caroline.

Au fil de toutes ses années de souffrances, la guérison ne vient pas. D’ailleurs la plupart des médecins ne lui offrent même pas cet espoir. On ne guérit pas d’une MICI, on vit avec.

C’est un témoignage choc qui force le respect et qui lève le voile sur une réalité que l’on ne veut (parfois) pas voir dans le milieu médical : le lien corps-esprit.

Dans nos sociétés matérialistes qui, souvent, comparent le corps à une machine, Caroline Liborio nous rappelle combien cette erreur d’appréciation est grande. La maladie est réduite à l’expression du symptôme et à son traitement.

Or, la part émotionnelle et psychique mais également la part énergétique ont une incidence importante sur les poussées ou les périodes d’accalmies de la maladie. Caroline comprend que sa maladie a un rôle :

La maladie, l’inconfort, jouent le rôle de blanc-seing, de laisser-passer, pour une vraie remise en question de soi et de notre relation(s) au monde.

La guérison est ailleurs. Elle comprend alors que ce qu’il y a à guérir est peut-être d’une autre nature, dans le rapport à soi, le rapport aux autres, la bienveillance et l’amour que l’on se porte à soi-même ?

Elle explore alors d’autres voies thérapeutiques : psychologie énergétique (Reiki, Radiance…), naturopathie, EMDR, psychothérapie… Alors que la connaissance de soi s’installe, les comportements se transforment et la violence des symptômes recule. La cicatrisation des blessures est en marche à la surprise du corps médical.

Maladie incurable ?

Le témoignage de Caroline Liborio est précieux parce qu’il montre le cheminement psychologique et philosophique d’un être humain auquel le monde médical a dit un jour qu’elle ne guérirait pas.

Maladie incurable, et si ce jugement nous empêchait d’entrer en résistance ?

Caroline nous montre la voie. C’est une résistante qui refuse d’attendre. Elle n’est plus une patiente qui attend les diagnostics et les propositions de traitement invasifs, elle est actrice de sa vie. Elle prend pleinement la responsabilité de son bien-être et de sa santé.

Elle cherche ce que sa maladie tente de lui faire comprendre et réussit à surprendre le corps médical par les résultats qu’elle obtient !

Cette voie n’est pas confortable parce qu’elle implique des sacrifices importants et du travail parfois douloureux sur les comportements et les croyances mais elle fait partie de ces pionniers qui montrent par leur détermination et leur courage que l’impossible n’existe pas.

RCH crohn LiborioRCH et Maladie de Crohn :
Un chemin vers la guérison

Témoignage
Caroline Liborio
Aux éditions Michel Jonasz
Tarif : 18 €