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Comment traumatiser votre enfant pour en faire un être inadapté mais génial

Comment traumatiser votre enfant pour en faire un être inadapté mais génial

Mais qu’est ce qui lui prend d’écrire des trucs pareils, penserez vous ?
Surtout après cet article…
Non non, je n’ai pas basculé dans la schyzophrénie, pourtant j’avoue que c’est un peu le risque du métier de parent.
Non, là je vais vous parler d’un petit livre qu’on m’a offert pour mon anniversaire (Merci ! @uneameaparis) ! Juste génial !

Pourquoi j’ai lu ce livre ?
Comme vous le savez, le métier de parent ça s’apprend tous les jours et je ne prétends pas avoir la solution, ou la méthode infaillible. En plus chaque enfant est différent et nous ne sommes pas des robots sans émotions ou sans histoires. J’ai reçu pour ma part une éducation contestable qui a fini par m’envoyer chez le psy (Merciii !). A mon tour, je suis en rupture avec l’éducation reçue refusant les châtiments corporels, brimades psychologiques, menaces d’abandon, régime de la terreur et je fais marrer mes collègues avec mes méthodes prônant compréhension et pleine conscience.

Sauf que, j’en vois les limites.

Un bouquin au titre cynique et provoquant
Aujourd’hui beaucoup de bouquins sont en réalité des manuels d’éducation à l’usage des parents qui (comme moi) se cherchent. A chaque jour ses prodiges (Éducation en pleine conscience), La pédagogie Positive, Le Concept Du Continuum… Bref vous avez l’embarras du choix pour vous améliorer en tant que parents, essayer d’atteindre la perfection.
Pfff, quelle prétention…

Là, on vous dé-culpabilise.
Le livre pose tout de suite le cadre : Quoiqu’il arrive vous traumatiserez votre enfant. Inutile de croire qu’il échappera à la case psy. Votre objectif est justement de l’y envoyer. Choisissez votre style de parentalité selon 7 méthodes infaillibles.

Inutile de vous prévenir, il faut quand même être équipé d’une bonne dose d’humour noir pour lire ce bouquin. Parce qu’effectivement, même si vous avez l’impression d’être un bon parent, vous vous reconnaitrez forcément dans un style :

Le parent tyrannique :
Vous surveillez et contrôlez tout sous prétexte de le protéger du monde extérieur dur et sans pitié. D’ailleurs vous pouvez lui faire zapper la maternelle qui n’est pas obligatoire à vos yeux. Le must : c’est l’école à domicile. Vous dites NON ! souvent à ses demandes.Vous niez ses besoins et sa volonté personnelle. Et vous installez le régime de la terreur (crise de rage, colère ou mutisme) lorsque votre enfant à un comportement qui vous déplait.
A avoir : Le harnais de sécurité, la puce RFID, le tracker pour son ordinateur, GPS pour localiser son portable

Le parent ambitieux :
Votre mantra : La réussite commence au berceau. Vous planifiez tout pour qu’il réussisse. Depuis la crèche jusqu’à son école de commerce. Son emploi du temps est rythmé par des activités extra-scolaires. Chaque minute de sa vie est planifiée. Dès la grossesse, il n’aura pas la paix car vous lui ferez écouter de la musique classique avec un casque Parrots sur le ventre. A 1 an, vous lui mettrez des comptines en anglais pour exercer son oreille ou vous lui parlerez plusieurs langues. Les seules notes qu’il pourra vous rapporter seront des 18. Ne lui laissez pas croire que vous l’aimerez quoiqu’il arrive. Seuls les gagnants méritent votre amour.
A avoir : Ecouteurs Dr Dre, Ipod à 3 ans, Piano, Dvd Multilingue, abonnement à Vocable…

Le parent narcissique :
Vous être la personne la plus importante à vos yeux. Votre enfant doit être considéré comme un MiniVous. D’ailleurs vous l’appelez MiniMoi. Enceinte, vous vous mettez en scène dans un shooting photo et vous pouvez même pousser le vice à faire un moulage de votre ventre que vous mettrez dans sa chambre. Votre enfant doit vous mettre en valeur, vous choisissez donc un prénom extravagant. Vous  l’habillez à votre image mais restez maître de la scène, dès qu’il commence à briller un peu, brisez les par des critiques ou le mépris.
A avoir : Facebook, la newsletter familiale, shooting photo pro

Le parent indulgent :
Votre enfant est le centre de votre univers, votre merveille. Même pas né, sa chambre dispose de tous les jouets dernier cri. Vous souhaitez le meilleur pour lui et vous lui garantissez votre amour quoiqu’il arrive. Plus tard, dans les magasins il n’aura qu’a pointer du doigt pour obtenir. Vous lui achetez tout ce qu’il veut et faites ce qu’il veut. Il n’a d’ailleurs pas d’horaires, pour manger ou se coucher, c’est lui qui décide ! Il ne range pas sa chambre, pourquoi faire ? Vous avez une femme de ménage pour ça ! Et vous sur-valorisez tout ce qu’il fait : du premier prout aux premiers pas. S’il a des difficultés à l’école, soudoyez le avec l’achat d’objets convoités. L’échec à l’école n’est pas un échec mais une forme de réussite pour tenter autre chose.
A avoir : Un bon compte en banque, une femme de ménage, une cuisinière, une tenue de baptême Baby Dior…

Le parent copain :
Votre mantra : Zero Frontières entre nous. Vous partagez tout avec votre enfant. Au départ, lorsqu’il est petit, vous l’emmenez à vos activités : Concert de rock, bars, matchs de foot, histoire d’orienter ses goûts pour plus tard. Plus grand, vous faites des choses avec lui. Si c’est une fille, à trois ans, vous pouvez aller à la manucure ensemble ou chez le coiffeur. Si c’est un garçon vous l’emmenez à votre stage de pilotage de Ferrari. Plus tard à l’adolescence, la frontière s’estompe encore plus. Vous lui racontez votre vie, vos déboires amoureux et vos frasques sexuelles, ne lui épargnez rien. Vous pouvez aussi l’initier à l’alcool et aux drogues si vous êtes consommateur vous-même. Criez à la trahison lorsqu’il part sans vous (Vacances, sorties)
A avoir : Facebook, Twitter, Skyblog, le livre des cocktails alcoolisés…

Le parent humiliateur :
La vie est dure et plus tôt l’enfant comprend qu’il n’est pas un être extraordinaire, mieux ça vaudra pour lui. Le but  de cette méthode est de l’endurcir un max pour que votre enfant soit armé face aux autres. Et pour ça, autant lui broyer tout de suite son égo en lui répétant à chaque instant qu’il est un gros nul et qu’il sera un raté dans la vie. De brimades psychologiques en humiliations publiques, vous réussirez peut-être à lui donner un incroyable instinct de survie. Mais c’est pas gagné parce qu’il faut réussir a tenir le rythme : Jamais de félicitations, critiques récurrentes même s’il ramène un 18/20 il aurait pu ramener un 20/20… Jouez la rivalité entre frères et soeurs : « Comment se fait il que tu n’es pas aussi intelligent que ton frère ? »
A avoir : un livre de recettes de régime (parce qu’il est trop gros), une balance, de l’eau précieuse ou du roaccutane (pour son acné)

Le parent négligent :
Une méthode plutôt facile pour le père. Mais les femmes peuvent arriver à maitriser la méthode, n’ayez pas d’inquiétude. Le parent indulgent doit sous-traiter la fonction de parent, ce qui est plutôt facile lorsque l’on a une vie active, un plan de carrière, ou bien des addictions. Le but de la manoeuvre est de faire en sorte que l’enfant puisse se prendre en charge assez rapidement. Donc vous userez des baby-sitter et assistantes maternelles, mais également de l’entourage familial voire même des parents des petits copains de l’école parce que vous vous rendrez compte que le commissariat de police à ses limites dans le gardiennage d’enfant. Vous le mettrez rapidement devant des écrans : Télévision, tablettes qui ont un effet hypnotisant salvateur. Ainsi vous pouvez vaquer à vos occupations. Dès que vous pouvez : envoyez le en pension.
A avoir : Tablettes, ordinateur, smartphone, télévision, console de jeu

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Horrible n’est ce pas ?

Une citation de Michelle Pfeiffer conclue joliment ce livre : « Comme tous les parents, mon mari et moi faisons de notre mieux, nous veillons à tout et nous espérons avoir mis assez d’argent de côté pour leur payer un psy »

Ma conclusion :
J’ai passé un bon moment à lire ce livre. J’ai bien rigolé et déculpabilisé et je me suis un peu reconnue en parent indulgent !
Malgré mes principes, et toute l’attention que je porte à mon enfant, je cause(rai) probablement des traumatismes. Et même quelle prétention de croire qu’il n’en aura pas ! Selon Bette Davis : « Si vos enfants ne vous haïssent pas, c’est que vous avez échoué en tant que parent. »
Ce livre est donc un contre-pied de ce qui se fait actuellement, terriblement cynique, provoc’, parentalement incorrect.

Une idée cadeau de Noël original pour des personnes dotées d’humour noir et malgré tout déjà bien investis dans leur rôle de parents !

About The Author

Virginie Croisé

Fondatrice & rédactrice en chef de Bienheureusement depuis 2013, je suis également sophrologue, coach certifiée et praticienne en EFT (Emotional Freedom Technique). Avec mon entreprise 11h11, j'accompagne les salariés & dirigeants d'entreprises dans la recherche et le développement de leur congruence.

2 Comments

  1. laure de faire part naissance

    Entre parents et enfants, il y a toujours une tension et une manque de relation inexplicable. Mais comme tu le disais, être parent, ça s’ apprend jour après jour!

    Réponse
  2. Jean-Paul

    très drôle et vrai à la fois! ça fait un peu froide ds le dos aussi…

    Réponse

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